Les géants de la cosmétique s’entendent pour créer une banque de signatures génétiques des ressources végétales.

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Le consortium "ADN & Cosmétiques" - qui regroupe Clarins, Croda Beauty Actives, DNA Gensee, Greentech, L’Oréal mais aussi Nuxe - a annoncé qu’une base de données axée sur la génétique allait être créée pour améliorer la traçabilité des plantes et algues utilisées en cosmétique.

Vers une amélioration de la traçabilité en cosmétique

L’amélioration de la traçabilité est l’un des défis majeurs qui occupe les grands industriels du luxe. Et notamment ceux de l’univers des cosmétiques. Pour satisfaire une clientèle toujours plus exigeante en matière de transparence et durabilité - d’après une étude de Klarna, 78% des Français souhaitent que les marques de beauté soient plus transparentes sur la composition de leurs produits - les grandes marques du secteur s’unissent pour répondre à ce besoin de clarté et envisager des solutions concrètes et durables.

L’un des derniers projets proposés est celui de "ADN & Cosmétiques". Ce consortium, qui compte notamment les géants L’Oréal et Clarins, a imaginé en partenariat avec le laboratoire DNA Gensee, une banque de "signatures" génétiques des ressources végétales. Ainsi, un travail de collaboration entre les jardins botaniques et les conservatoires spécialisés sera effectué pour permettre la collecte d’échantillons de plantes authentifiées botaniquement. Il faudra ensuite déterminer leur signature génétique.

L’objectif : assurer au consommateur et à l’industriel la traçabilité des matières premières végétales et renforcer la transparence et la sécurité des approvisionnements.

Des actions communes de plus en plus courantes

Une initiative qui rappelle grandement Trasce, lancé en début d’année sous l’impulsion de la maison Chanel. Il s’agit ici aussi d’un consortium d’entreprises beauté qui travaille à l’amélioration des chaînes d’approvisionnement, via notamment la mise en place d’une plateforme digitale commune, Transparency-One. Une fusion avec "ADN & Cosmétiques" bientôt envisagée ? Certaines marques faisant partie des deux consortiums, la démarche serait facilitée et bénéfique pour des actions encore plus impactantes.

Une volonté d’agir pour la transparence que l’on retrouve aussi sur le segment de la mode et de la joaillerie avec Aura, le consortium blockchain co-fondé par LVMH, Prada Group, Cartier et OTB Group. Créé en 2021, le groupement annonçait vouloir améliorer la traçabilité de sa supply-chain, notamment pour l’achat de ses diamants.

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