Borsalino : le retour

Publié le par Journal du Luxe

On les connaît notamment pour avoir été immortalisés par Alain Delon ou Jean-Paul Belmondo. Les chapeaux Borsalino seraient en phase de faire leur retour. Un groupe d’investisseurs est bien décidé à relancer la marque née en 1856.

Haeres Equita pour redorer le blason de Borsalino

L’usine Borsalino d’Alexandrie et ses deux machines impressionnantes, voilà à peu près ce qu’il reste aujourd’hui du prestige du légendaire chapelier.

Le 24 avril 2015 est arrêté en Suisse Marco Marenco, le patron de Borsalino à l’époque recherché pour fraude et évasion fiscale.

Édouard Burrus, vice-président d’Haeres Equita                                 centrepresseaveyron.fr

Aujourd’hui, le fonds d’investissement Haeres Equita envisage de donner une nouvelle vie à la marque. « Nous croyons beaucoup au monde du luxe artisanal : on parle ici d’une vraie manufacture, c’est du fait main, avec un sens du détail » précise Édouard Burrus vice-président du fond d’investissement.

« Nous croyons beaucoup au monde du luxe artisanal »

Un accord avait été établi en mai 2015 entre Borsalino et la société de droit italien. Désormais, le projet voit enfin le jour. Haeres Equita a obtenu le feu vert de la justice italienne à la procédure de concordat et au plan de paiement.

« Nous souhaitons redonner sa grandeur d’antan et assurer un avenir serein à l’une des seules entreprises de luxe encore indépendante », a exprimé le vice-président suisse Édouard Burrus.

Borsalino sur le point de tirer sa révérence

Au lendemain de l’arrêt de l’ancien PDG de Borsalino pour fraude fiscale, le chapelier n’était pas loin de toucher le fond.

En effet, la société affichait une dette de 30 millions d’euros au moment de la reprise de la marque par Haeres Equita. Certains fournisseurs avaient même cessé de livrer le chapelier, entraînant inévitablement une baisse de la qualité des produits.

Objectif : 17 millions d’euros en 2016

Depuis que la rumeur de la reprise de Borsalino s’est répandue, le chiffre d’affaires de la marque a d’ores et déjà commencé à grimper.

Les ventes du chapelier italien ont permis d’engendrer des revenus s’élevant à 15,5 millions d’euros en 2015. Pour 2016, les nouveaux investisseurs espèrent atteindre les 17 millions d’euros.

« 150 000 chapeaux sont aujourd’hui vendus par an et nous avons une demande pour 220 000 ! » indique Édouard Burrus.

Le saviez-vous ?

La fabrication d’un chapeau fedora nécessite sept semaines et 52 étapes aux artisans de Borsalino.

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