Stella McCartney teste la plateforme d'approvisionnement responsable GFIE de Google.

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Annoncé en 2019, l'outil Google Global Fiber Impact Explorer - GFIE - vient de voir le jour après des mois de développement avec l'ONG WWF et quelques marques, dont Stella McCartney. La plateforme entend bien aider l'industrie toute entière dans ses choix d'approvisionnement responsable.

Google à l'assaut d'une mode green.

Face à l'urgence climatique, l'industrie de la mode de luxe oeuvre à des initiatives plus vertes, notamment en matière de conception et de sourcing de matières premières écoresponsables. Alors que Burberry ambitionne de tracer à 100% ses principaux matériaux d'ici 2025, Mulberry, par exemple, vient de créer une collection de sacs dans le cuir le moins carboné au monde. 

Parmi les acteurs s'emparant du sujet, Google avait ainsi annoncé en 2019 vouloir lancer une plateforme de conseil en faveur d'une supply chain plus responsable. Deux ans après, l'outil numérique, baptisé Global Fiber Impact Explorer, vient de faire son apparition.

Conçu en partenariat avec l'ONG WWF, la plateforme GFIE se base sur les solutions Google Earth Engine et Google Cloud computing pour évaluer l'impact environnemental d'une vingtaine de fibres utilisées dans l'industrie : la technologie se concentre sur des facteurs précis comme la pollution de l'air, le climat, l'eau ou la biodiversité dans le but d'avertir les marques sur les risques écologiques du choix de telle ou telle matière. "La transparence et les informations offertes par le GFIE permettront à celle et ceux qui prennent des décisions d'approvisionnement au quotidien de faire des investissements plus intelligents" a expliqué Ruth Porat, Directrice financière d'Alphabet et de Google.

©Google

La plateforme a ainsi été testée par la maison Stella McCartney qui a alors pu "identifier des sources de coton en Turquie qui étaient confrontées à des risques accrus pour l'eau et le climat", selon un communiqué. Si d'autres firmes ont également expérimenté le GFIE, l'outil passe désormais aux mains de Textile Exchange qui se chargera d'intégrer de nouvelles marques et de développer la plateforme dans le but d'introduire cette technologie au sein de l'industrie dès 2022.

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