Les enjeux de la Foire de Bâle 2016

Publié le par Journal du Luxe

Baselworld, le rendez-vous incontournable des décideurs de l’horlogerie et de la joaillerie, se tiendra du 17 au 24 mars 2016, le Journal du luxe est partenaire de l’évènement. L’occasion pour les marques de montres les plus prestigieuses comme Rolex, Patek Philippe, Omega ou encore Breguet, de mettre en lumière leurs dernières créations, mais pas seulement.

Au-delà des apparences, Baselworld est aussi lieu de débats et de négociations. Quels seront cette année les grands enjeux du Baselworld 2016 ?

 

La demande horlogère chinoise en déclin

Le marché du luxe enregistre actuellement une baisse de sa croissance en Chine et le segment de l’horlogerie n’y échappe pas.

En janvier 2016, les exportations horlogères de la Suisse ont chuté de 7,9%  soit 1,5 milliards de franc. Un marché qui évolue au ralenti pour le septième mois consécutif.

En cause, le déclin de la demande à Hong Kong (-33,1%). L’an dernier, la Grande Chine – Chine continentale, Hong Kong et Taïwan-  représentait 23% des exportations horlogères helvétiques. Un coup dur pour le marché de l’horlogerie.

La Foire de Bâle 2016 sera l’occasion d’échanger autour de cette problématique qui met en danger le marché de l’horlogerie et celui du luxe lui-même.

La Foire de Bâle : temple éphémère de business et de négociations

Le marché horloger donne lieu à une bataille sans merci entre les géants du luxe. LVMH et Kering se disputent régulièrement les parts de ce marché,afin de les faire rentrer dans leur giron.

Pour exemple, la mise en vente en 2000 des marques Jaeger-Lecoultre, IWC et A. Lange & Söhne avaient attisé l’appétit de Richemont, LVMH, Kering et Swatch group. C’est finalement Richemont qui avait triomphé en acceptant de débourser 3,2 milliards de francs pour l’acquisition des trois sociétés.

La Foire de Bâle 2016, en rassemblant les décideurs de ce qui se fait le mieux sur le marché de l’horlogerie, se présentera comme un véritable chaudron de négociations et de business.

Les prises de connaissance, le tact et les rencontres seront de mise durant une semaine en Suisse. 1 500 marques horlogères et joaillières, 150 000 visiteurs seront réunis sur une surface de 141 000 m².

« La Foire de Bâle pose les mêmes problèmes que les défilés de prêt-à-porter »

Le calendrier des défilés de prêt-à-porter constitue le débat du moment dans l’univers de la mode. Le Journal du luxe avait d’ailleurs solliciter ses lecteurs lors d’un sondage toujours d’actualité.

Cette problématique est retranscrite dans le segment de l’horlogerie. Michael Burke, président de la maison Louis Vuitton l’avait d’ailleurs soulevé dans les colonnes du Figaro en déclarant que la marque phare de LVMH ne participerait pas cette année à la foire de Bâle.

« La foire de Bâle pose le même problème que les défilés de prêt-à-porter : quel est l’intérêt de montrer nos créations six mois avant qu’elles ne sortent en magasin » s’interroge Michael Burke.

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Par l’annonce de la non participation de Louis Vuitton à la foire de Bâle 2016, la marque lance un pavé dans la mare qui poussera sans doute les organisateurs du salon Baselworld, à se questionner sur les futurs enjeux liés à l’évènement.

par Journal du Luxe