
Luxe : 2026, l’année de la Renaissance
Publié le par Eric Briones
Après plusieurs années de croissance sous tension, le luxe aborde 2026 à un moment charnière.
Saturation des messages, inflation des prix, banalisation de l’offre, fatigue émotionnelle des clients : les signaux sont désormais convergents.
L’enjeu n’est plus de briller davantage, mais de retrouver du sens.
La période qui s’ouvre appelle une transformation profonde. Non pas cosmétique, mais structurelle.
La désirabilité, longtemps moteur du secteur, montre aujourd’hui ses limites.
Ce que recherchent désormais les clients n’est plus seulement un signe extérieur de statut, mais une valeur intérieure : protection, alignement, émerveillement, sérénité.
Dans ce contexte, le luxe a une responsabilité particulière.
Celle de redevenir un repère.
Un sanctuaire.
Un espace de confiance où l’on se sent mieux après qu’avant.
La valeur ne peut plus reposer uniquement sur le prix, la rareté proclamée ou la performance technologique.
Elle doit être tangible, traçable, durable.
Elle se mesure dans la qualité du lien, la sincérité de l’intention, la capacité réelle à améliorer la vie des clients.
L’objet doit, lui aussi, retrouver sa vocation :
non plus un simple marqueur social, mais un compagnon de durée, porteur d’âme et de transmission.
La technologie, de son côté, n’a de sens que si elle sert cette ambition humaine, sans effacer la main, la trace, l’imperfection.
Depuis sa création, Le Journal du Luxe s’est donné pour mission d’éclairer ces mutations, en refusant aussi bien le sensationnalisme que la complaisance.
Être un espace de recul, d’analyse et de dialogue, au service d’un luxe plus juste, plus exigeant, plus conscient.
À vous qui nous lisez dirigeants, créateurs, managers, artisans, partenaires, clients éclairés, nous souhaitons une année 2026 de Renaissance.
