
Jean-Michel Karam donne une nouvelle dimension à la beauté hyperpersonnalisée avec IOMA Privé
Publié le par Anaïs Duquesne
Avec IOMA Privé, IEVA Group déploie ses technologies de diagnostic cutané et de formulation sur mesure au cœur des Maisons de soin. Une nouvelle étape pour Jean-Michel Karam, pionnier de la beauté personnalisée, qui place la précision scientifique et l'efficacité au centre de sa vision de la cosmétique.
Dans la beauté, le sur-mesure est partout. Du moins dans les discours. Derrière les promesses d'hyperpersonnalisation, les formules restent souvent standardisées. Avec IOMA Privé, dévoilé le 20 octobre, Jean-Michel Karam entend dépasser cette contradiction en permettant la création d'un soin individualisé, directement en cabine, à partir d'un diagnostic cutané.
Chez cet ingénieur devenu entrepreneur de la beauté, la technologie a toujours précédé le produit. Dès la création d'IOMA en 2010, il défend une conviction alors peu partagée : "La personnalisation, ce n'est pas seulement l'épitome du luxe, c'est surtout la fondation de l'efficacité."
De la Maison de soin à la routine beauté : une personnalisation sans rupture
Avec IOMA Privé, le diagnostic ne se contente plus d'orienter vers un produit : il en détermine la formulation, jusque dans le choix et le dosage des actifs.
Le protocole, baptisé "L'Empreinte Cutanée", associe analyse du visage, patchs et sonde pour mesurer le sébum, la desquamation et l'hydratation, tout en évaluant l'état de la barrière cutanée.
Interprétées par IEVA AI, ces données permettent de composer un concentré sur-mesure, fabriqué en temps réel grâce à In.Lab IOMA. Intégré à un rituel réalisé par une experte du soin, il s'accompagne d'un produit personnalisé qui prolonge l'expérience à domicile.

La singularité du dispositif tient à cette continuité entre diagnostic, formulation et gestuelle professionnelle. Le soin ne s'adapte plus seulement à la cliente par le geste, mais par sa composition même. Une précision qui trouve son prolongement dans la routine beauté quotidienne.
Le sur-mesure peut-il changer d'échelle ?
C'est tout le paradoxe économique de l'hyperpersonnalisation : comment répondre à une infinité de besoins individuels sans multiplier les références, les coûts de développement et les contraintes de distribution ?
IEVA Group apporte une réponse industrielle en misant sur une infrastructure technologique commune, capable de produire des formulations différentes à partir des caractéristiques de chaque peau.
Ce n'est plus le produit fini que l'on déploie à grande échelle, mais la capacité à le personnaliser. Une évolution qui permet d'envisager l'implantation d'IOMA Privé dans plusieurs Maisons de soin sans développer une gamme propre à chacune.
La première installation chez DESSANGE Paris inaugure cette stratégie commerciale, avec l'ambition affichée par Jean-Michel Karam d'en faire "un véritable relais de croissance pour IEVA Group".
La montée en puissance de la cosmétique de précision
Cette innovation accompagne une mutation plus profonde de la beauté de luxe. À la désirabilité des textures, à la rareté des ingrédients et à la sophistication des formules s'ajoute désormais une autre exigence : celle d'une efficacité objectivable.
L'essor des soins revendiquant une approche medical grade, empruntant leurs codes à la dermatologie, témoigne de cette quête de légitimité scientifique. Mais le vocabulaire médical ne suffit pas à faire la preuve d'un résultat.
IOMA entend précisément se distinguer par son exploitation des données cutanées. Fort de plus d'un million de diagnostics cutanés et capillaires revendiqués, le groupe cherche à affiner sa connaissance des besoins individuels pour mieux orienter la formulation des soins.
Alors que l’industrie cosmétique investit toujours davantage dans l’analyse des biomarqueurs cutanés pour affiner ses diagnostics, IOMA Privé franchit une étape supplémentaire en faisant de la donnée non plus seulement un outil de connaissance, mais le point de départ d’une formulation sur mesure, réalisée en temps réel.
Reste à démontrer que cette précision se traduit, dans la durée, par des résultats supérieurs à ceux d'une formule standardisée. Un défi qui devrait plutôt réjouir Jean-Michel Karam, lui qui défend depuis 2010 l'idée que la personnalisation est indissociable de l'efficacité. Et qui, faut-il le rappeler, n'a jamais fait mystère de son goût pour les challenges.
