Boucheron renforce ses capacités de production en Haute Joaillerie.

Publié le par Journal du Luxe

La Maison parisienne annonce cette semaine l'acquisition d'un atelier en vue de consolider encore un peu plus sa stratégie de développement sur un marché de la Haute Joaillerie en plein essor.

Une soixantaine d'artisans en plus chez Boucheron

Un atelier de Haute Joaillerie "à deux pas de la Place Vendôme". C'est à quelques mètres à peine de son siège historique que la Maison de luxe a choisi d'investir, confirmant son rapprochement avec une structure qui rassemble depuis 2017 les sociétés Blondeau, Belter, Chanson et FG développement.

Fondé par l'entrepreneur français - et joaillier de formation - Cédric Gangemi, cet atelier emploie une soixantaine d’artisans répartis sur plusieurs métiers du secteur tels que des concepteurs, des joailliers, des lapidaires, des sertisseurs ou encore des polisseurs.

©Boucheron

"L’acquisition de cet atelier de Haute Joaillerie ouvre un nouveau chapitre dans l’histoire de la Maison", indique Hélène Poulit-Duquesne, CEO de la Maison Boucheron. "Elle renforce la capacité de production de son atelier historique Place Vendôme, et va ainsi lui permettre de répondre à la demande croissante de ses clients tout en maintenant l’excellence de son savoir-faire."

Un marché de la Haute Joaillerie boosté par l'ultra luxe

Avec ce rachat, la Maison Boucheron, fondée en 1858, entend renforcer les capacités de production de son atelier historique du 26 place Vendôme. Une initiative stratégique pour le groupe Kering, propriétaire de la griffe, qui, à l'issue d'un début d'année en demi-teinte, soulignait néanmoins la "bonne dynamique"  de ses activités en joaillerie, stimulées notamment par "les performances positives" de Boucheron.

Il faut dire que ces derniers mois, la marque a multiplié les innovations avec notamment l'implantation d'un foodtruck Place Vendôme ou encore le lancement de ses premiers écrins éco-conçus. Autant de projets qui viennent s'inscrire sur un secteur porteur : l'année dernière, la production française en bijouterie et joaillerie a atteint 4,6 milliards d'euros, soit une progression de +31% selon le comité Francéclat. "Les entreprises grossissent pour répondre à cette demande : il y a quelques années, il était rare de trouver des ateliers de plus de 100 personnes, aujourd'hui vous en avez un certain nombre", indiquait en début d'année Hervé Buffet, délégué général de Francéclat, à l'AFP, soulignant au passage l'attrait pour les Maisons de la Place Vendôme "qui tirent toute la filière". Dans ce contexte, la Haute Joaillerie pourrait particulièrement tirer son épingle du jeu, tirée par l'appétence croissante des consommateurs pour des pièces d'ultra luxe, notamment en Asie du Sud Est.

Si le montant de l'acquisition réalisée par Boucheron n'a pas été dévoilé, les équipes de Blondeau, Belter, Chanson et FG développement ont officiellement intégré la Maison le 31 octobre dernier.

par Journal du Luxe