Que signifient les anneaux de la bague Quatre de Boucheron ?

Publié le par Journal du Luxe

Le joaillier parisien célèbre cette année le vingtième anniversaire de l’un de ses designs les plus iconiques. L’occasion de revenir sur sa structure singulière et sa symbolique.

La bague Quatre de Boucheron : un quatuor virtuose

En imaginant la bague Quatre en 2004, Boucheron se lançait un pari inédit, celui de réunir plusieurs de ses codes dans un seul et même bijou. Un challenge ambitieux pour la griffe fondée en 1858 et première Maison de joaillerie à prendre ses quartiers sur la Place Vendôme.

Pour mener à bien ce projet, Boucheron a alors conçu quatre anneaux faisant appel à des savoir-faire aussi distincts que complémentaires. Travaillés séparément, ces derniers ont ensuite été réunis à l’aide d’une presse, sans colle ni soudure.


Le Double godron, le Clou de Paris, la Ligne de diamants, le Grosgrain

Le premier anneau de la bague Quatre est le Double godron. Bombé, il puise ses origines dans les archives de la Maison puisqu’on retrouve la trace de ce design en 1860, soit deux ans après la fondation de Boucheron. Ici, sa structure crée l’illusion de deux anneaux unis par une cannelure, symbole de l’amour qui lie deux êtres.

Avec sa surface texturée évoquant un quadrillage, le second anneau se veut créer un contraste fort avec l’aspect lisse du Double godron. Baptisé Clou de Paris, ce motif est présent depuis 1911 chez Boucheron et s’impose comme une référence directe aux origines de la Maison puisqu’il évoque les pavés de la capitale et en particulier ceux du sol de la Place Vendôme, adresse historique de la marque.

Le troisième anneau de la bague Quatre est la ligne de diamants. Apparue dans les collections de Boucheron en 1892, elle se fait le témoin du savoir-faire joaillier de la Maison. Choisie pour la singularité de son jeu de lumières, elle porte en elle la symbolique universelle du diamant, celle de l'éternité.

Enfin, le quatrième et dernier anneau est le Grosgrain. Introduit chez Boucheron en 1860, ce motif strié évoque la texture des rubans de soie côtelée : un hommage appuyé au père du fondateur Frédéric Boucheron, marchand-drapier de profession.

20 ans de déclinaisons joaillières

Une bague, mais aussi des colliers, des bracelets, des bijoux d’oreilles ou de cheveux… En deux décennies, Quatre de Boucheron a multiplié les innovations de formats, de teintes et de matières. Si dans sa version originale la bague mêle l’or rose, l’or jaune, l’or blanc, les diamants et le PVD, ses variantes ont tour à tour misé sur une esthétique monochrome ou sur des associations inédites à base d’aluminium, de résine, de denim, voire même de déchets industriels.

Pour ses 20 ans, le bijou s’offre encore de nouvelles déclinaisons. Parmi elles, un modèle à base de grenats spessartites et de saphirs jaunes ou encore une étonnante cape composée de 320 bagues qui signe la campagne-anniversaire de la marque.

Un anniversaire qui s’accompagne également de boutiques éphémères dans plusieurs métropoles ainsi que d’un jeu interactif consacré aux codes de la bague Quatre accessible sur un site dédié.

par Journal du Luxe