Richemont présente Enquirus, une plateforme pour lutter contre les vols de montres et de bijoux.

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La maison-mère de Cartier, Van Cleef & Arpels ou encore Piaget a annoncé le lancement d'une structure conçue pour aider les professionnels et les particuliers à combattre et réduire les vols de pièces d'horlogerie et de joaillerie.

Engagement, data et collaboration. 

Alors que se déroule actuellement l'édition 2023 du salon Watches and Wonders à Genève, le groupe Richemont vient de dévoiler une nouvelle initiative de grande ampleur.

Le projet s'est bâti sur une ambition précise : lutter contre la criminalité autour des montres et des bijoux, notamment la problématique du vol de pièces. Objets d'investissement par excellence, les garde-temps et la joaillerie se distinguent des autres catégories du luxe par leur petit format facile à dissimuler et leur haute valeur à la revente. À l'heure où la demande ne cesse de croître, les vols restent l'une des plus grandes problématiques de l'industrie malgré les opérations axées sur la blockchain et les certificats digitaux pour protéger les biens.

Afin de contrer ces actes, la firme Richemont - Cartier, Jaeger-Lecoultre, IWC Schaffhouse, Piaget ou encore Vacheron Constantin - vient de présenter Enquirus. La plateforme numérique s'affiche comme un "espace de confiance", selon les termes mentionnés par le groupe, qui fait usage de la data dans le but de centraliser les informations.

Concrètement, les propriétaires de montres ou de bijoux, ainsi que les professionnels de l'industrie, sont invités à enregistrer leurs produits sur le site. Ce dernier compte d'ores et déjà des milliers de collections documentées et préchargées de plus de 175 marques, le tout inscrit dans un coffre-fort digital sécurisé. Les parties-prenantes peuvent ainsi signaler, rechercher et plus facilement retrouver un article en cas de vol ou de perte mais aussi vérifier, avant son achat, que leur pièce d'occasion n'a pas été dérobée.

Un service permis grâce à un large réseau d'acteurs connectés à l'internationale. L'écosystème comprend en effet des particuliers, des maisons, des fabricants, des spécialistes de la seconde main, des brocantes ou encore des commissaires-priseurs - tels que Bonhams -, mais aussi des compagnies d'assurance - comme LMG Jewellery et Zurich Insurance Group -, et plusieurs départements de forces de l'ordre - à l'instar du Département de Sûreté Territoriale de Paris et du Service des Bijoux de la Police de Genève. 

Pour Jérôme Lambert, PDG de Richemont, cette "solution fiable" pourra faciliter "la coopération sans frontières" entre ces multiples protagonistes. "En offrant un accès gratuit aux clients et aux partenaires de l'industrie, la possibilité de vendre des montres volées devient plus prohibitive, avec l'objectif ultime de réduire l'incitation à voler" des pièces d'horlogerie et de joaillerie. Preuve que main dans la main, les activités haut de gamme peuvent lutter plus durablement et efficacement en faveur d'une cause commune. 

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