Le Plaza Athénée victime d'un cambriolage à hauteur d'un million d'euros

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Deux individus ont escaladé la façade du palace parisien jusqu'au 7ème étage avant de dérober une montre de luxe à un client, pour un préjudice estimé à un million d'euros, questionnant de surcroît le système de sécurité de l'hôtel.


Un million d'euros de préjudice

La scène est digne d'un film, presque irréelle et inconcevable dans une artère aussi fréquentée. Dans la nuit de mardi 8 à mercredi 9 septembre, deux individus ont escaladé la façade de l'hôtel Plaza Athénée (Dorchester Collection), situé avenue Montaigne, en plein cœur de Paris. Après leur ascension jusqu'au 7ème étage, les deux hommes ont pénétré dans une chambre où séjournait un entrepreneur d'origine malienne.

Si les conditions de cette montée restent encore obscures, le butin volé, lui, est bien avéré. Une montre Richard Mille d'une valeur établie entre 400 000 et 600 000 euros selon les sources a été dérobée. Selon les déclarations de la victime, le préjudice total est estimé à environ un million d'euros. Le duo a ensuite pris la fuite et est toujours recherché. L'enquête a été confiée au parquet de Paris et les investigations à la Brigade de répression du banditisme. Les images de vidéosurveillance doivent ainsi être examinées et, en toute logique, les équipes du palace pourraient être entendues pour les besoins de l'enquête.

©Plaza Athénée

Après le très médiatique cambriolage du musée du Louvre en octobre 2025, une institution parisienne est à nouveau touchée par un vol à la méthode invraisemblable. Déjà éclaboussé par l'affaire Jean Imbert, son ancien chef emblématique accusé par plusieurs femmes de violences et critiqué par d'anciens membres de ses équipes pour ses méthodes de management, le Plaza Athénée est à nouveau questionné, cette fois-ci sur son système de sécurité : un critère primordial au vu de sa clientèle fortunée et parfois célèbre.

Ce vol fait suite à l'affaire de l'Hôtel de Crillon qui, selon une récente enquête menée par Libération, souffrirait de sérieux dysfonctionnements liés au respect de la vie privée de sa clientèle. Le quotidien évoque le détournement et le partage de contenus captés par les caméras de vidéosurveillance de l'hôtel, notamment près de la piscine, ainsi que des soupçons de vols dans les objets trouvés. L'enquête pointe aussi la gestion de ces alertes en interne, plusieurs salariés affirmant avoir été licenciés après avoir signalé ces pratiques.

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