Chanel revisite un clip de Kylie Minogue pour sa nouvelle campagne
Publié le par Journal du Luxe
Pour promouvoir son nouveau sac à main, la Maison de luxe mise sur une réinterprétation inédite de l'un des tubes de la star australienne Kylie Minogue et convoque son réalisateur original, Michel Gondry.
Le plan-séquence de Gondry comme terrain de jeu
Allure - faussement - décontractée, pavés parisiens, librairie de quartier et passants affairés : dans sa nouvelle campagne vidéo, Chanel reprend les codes du quotidien pour mettre en scène la version small du sac hobo Chanel 25, ré-interprétation contemporaine du classique 2.55. et accessoire-clé de la collection Printemps-Été 2026.
Réalisé par Michel Gondry, le film met en scène Margot Robbie dans une séquence inédite au cœur d'un Montmartre fantasmé. La comédienne et productrice australienne, ambassadrice de la griffe, y évolue et se démultiplie au gré des changements de couleur de son sac : orange, rose, crème, brun, noir...
Vingt-cinq ans et un clin d'œil à la fenêtre
L'apparition est fugace mais calculée : à la fenêtre d'un immeuble ou le temps d'un chassé-croisé, Kylie Minogue surgit du décor pour interpréter son titre Come Into My World, bande-son de la campagne.
Cette vidéo s'affirme par ailleurs comme un hommage explicite au clip original, sorti il y a 25 ans, et dans lequel la pop-star et ses multiples itérations déambulaient dans les rues de Paris au fil d'un long plan-séquence réalisé par Michel Gondry lui-même.
La signature musicale de Chanel à l'ère Blazy
Si cette campagne vient donner une nouvelle résonance à la présence de Kylie Minogue au premier rang du dernier défilé Chanel, elle vient également confirmer l'intérêt de Matthieu Blazy, nommé l'année dernière à la tête des collections Chanel, pour la culture pop des années 90s et 2000s.
Appuyé par la direction musicale de Michel Gaubert, le créateur franco-belge insuffle depuis son premier défilé une grammaire musicale inédite mêlant - entre autres - reprises eurodance et hits pop-rock. Come Into My World s'inscrit dans ce continuum, celui d'une référence qui est tout autant celle de la génération Blazy née dans les années 80, que celle du revival Y2K.