LVMH signe une année 2025 sur fond de performances contrastées

Publié le par Journal du Luxe

À l'issue de son exercice 2025, le numéro un mondial du luxe a réalisé des ventes à 80,8 milliards d'euros, en léger recul de -1% en organique par rapport à l'année précédente. Sur l'ensemble de l'exercice, le bénéfice net du groupe s'est établi à 10,9 milliards d'euros, en baisse de -13%.

Une dynamique en amélioration au fil de l'exercice

Après un premier semestre marqué par un repli de -4 %, les ventes de LVMH avaient renoué avec la croissance au troisième trimestre (+1%), soutenues par une reprise progressive sur la majorité de ses marchés stratégiques, hors Europe. Cette dynamique s'est poursuivie au quatrième trimestre, avec une croissance organique également établie à +1%, pour un chiffre d'affaires de 22,7 milliards d'euros sur cette période, traduisant une phase de stabilisation en fin d'année.

Des performances contrastées selon les divisions

Dans le détail, la division Mode et Maroquinerie a enregistré des ventes à 37,8 milliards d'euros l'année dernière, en repli organique de -5%.

Les Vins et Spiritueux ont également affiché une baisse de leurs ventes (-5% en organique) dans un contexte marqué par le ralentissement de la demande observé depuis 2023, ainsi que par l'impact des tensions commerciales sur des marchés-clés (Chine, Etats-Unis).

La catégorie Parfums et Cosmétiques a quant à elle enregistré des résultats globalement stables, tandis que la distribution sélective s'est distinguée par une croissance de +4%, portée notamment par les performances de son enseigne de beauté Sephora.

La division Montres et Joaillerie enfin, a affiché une reprise organique de ses ventes de +3 % sur l'exercice annuel.

Des évolutions géographiques hétérogènes

Sur le plan géographique, l'Europe a poursuivit son recul au second semestre, tandis que les États-Unis ont enregistré une progression tirée par les consommateurs locaux.

En 2025, le Japon a témoigné d'une baisse des ventes au regard de bases de comparaison élevées en 2024, une année qui avait bénéficié d’une forte dynamique des dépenses touristiques dans un contexte de yen affaibli.

Le reste de la zone Asie a en revanche affiché une amélioration sensible par rapport à 2024, avec un retour à la croissance sur la seconde partie de l'année.

par Journal du Luxe