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Le luxe italien sous pression : onze maisons perquisitionnées

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Le parquet de Milan a mené des perquisitions au siège de onze acteurs du luxe, dont Chanel, Bulgari et Etro. Une nouvelle étape dans l'enquête sur les pratiques de sous-traitance qui secoue depuis plusieurs années le secteur du Made in Italy.

Onze maisons dans le viseur de la justice

L'enquête italienne sur les pratiques de sous-traitance dans le luxe prend une nouvelle ampleur. Le parquet de Milan a annoncé ce jeudi avoir mené des perquisitions au siège de onze entreprises, parmi lesquelles Chanel, Bulgari, Etro, Moncler, Brunello Cucinelli, Stefano Ricci ou encore Goyard Italie.

Les investigations visent à déterminer si ces maisons ont confié une partie de leur production à des sous-traitants ayant eux-mêmes recours à des ateliers employant des travailleurs, principalement d'origine chinoise, dans des conditions contraires au droit du travail italien, certains étant hébergés dans des logements insalubres.

Ces perquisitions s'inscrivent dans une vaste enquête menée par le parquet de Milan, qui cherche à établir le niveau de vigilance exercé par les maisons de luxe sur l'ensemble de leur chaîne d'approvisionnement.

Cette nouvelle opération prolonge une série de contrôles engagés depuis 2023 par les autorités italiennes. En 2025, Loro Piana avait été placé sous administration judiciaire préventive après des manquements constatés chez l'un de ses sous-traitants, accusé d'avoir exploité des travailleurs dans un atelier clandestin. La maison, détenue à 80% par LVMH, avait affirmé avoir immédiatement rompu ses liens avec le fournisseur concerné et renforcé ses procédures de contrôle.

La même année, Dior était, de son côté, mis hors de cause par l'Autorité italienne de la concurrence. Si aucune infraction n'avait été retenue contre la maison, celle-ci s'était engagée à renforcer ses procédures de sélection et de contrôle des fournisseurs et à financer des initiatives en faveur des victimes d'exploitation au travail.

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