
Prada durcit le ton et se sépare de plus de 220 fournisseurs et sous-traitants
Publié le par Journal du Luxe
Dans un contexte de vigilance accrue autour du Made in Italy, le groupe de luxe Prada a mis fin à ses relations avec 222 fournisseurs jugés non conformes au droit du travail italien et non alignés sur ses standards sociaux et environnementaux.
Des audits internes et indépendants
Comme le révèle un dossier publié par le Financial Times, cette décision serait intervenue suite à près de 850 inspections menées par la société ces cinq dernières années.
Selon les informations du média britannique, confirmées par Prada, ces contrôles ont été conduits par une équipe interne composée d'une dizaine d'experts et renforcée par des consultants indépendants. Les inspections ont combiné l'étude de dossiers à des vérifications in situ incluant entre autres des surveillances nocturnes.
À la suite de cette opération, environ un quart des partenaires de Prada ont été écartés de la chaîne de production du groupe. En cause, la mise à jour de manquements sur des critères-clés tels que la non conformité des normes sécuritaires et sanitaires, des conditions salariales ou encore de la gestion des déchets.

Un luxe Made in Italy sous surveillance gouvernementale
Prada, qui entend prôner la "tolérance zéro", collabore actuellement avec environ 1 000 fournisseurs et sous-traitants, principalement situés dans le nord et le centre de l'Italie.
Cette démarche s'inscrit en marge d'un renforcement des contrôles engagé depuis 2023 par les autorités italiennes sur les pratiques de plusieurs Maisons de luxe nationales. Ces derniers mois, plusieurs grandes marques telles que Loro Piana, Tod's ou encore une filiale d'Armani ont été placées sous administration judiciaire pour des défaillances dans le contrôle de leur chaîne de production en Italie.
