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Trois tendances tech d'un luxe qui revient aux fondamentaux
Publié le par Journal du Luxe
Les temps changent : en moins de trois mois, la crise annoncée du luxe s’est partiellement dissipée.
En septembre dernier, le Financial Times se demandait "Pourquoi le monde était tombé en désamour avec le luxe" après une série de résultats financiers en demi-teinte. Trois mois plus tard, en janvier, le quotidien britannique change son fusil d’épaule et annonce que "le décor est planté pour un retour en force du luxe". Dans ce revirement, le retour à la croissance de LVMH a joué à plein.
Ce grand écart rappelle une évidence que les maisons connaissent bien : les cycles passent, les fondamentaux restent. Et, si l’innovation dans le luxe est souvent perçue sous l’angle de l’expérience client, l’important se joue de plus en plus dans le "cœur du métier" : fabrication et distribution. Et les tendances qui s’y écrivent sont davantage un prolongement qu’une révolution.
La traçabilité comme un instrument de pilotage
Dans le luxe, la traçabilité a longtemps été perçue comme une obligation lointaine, souvent réglementaire. Elle devient aujourd’hui un levier très opérationnel. Le suivi à l’échelle de la pièce, voire du composant, s’impose peu à peu.
Le passeport numérique européen a certes marqué une évolution majeure, mais la tendance est aussi un impératif opérationnel et réputationnel. Après des années de croissance rapide, les zones d’ombre des propres chaînes de valeur transparaissent : redondances logistiques, risques qualité et coûts difficiles à maîtriser entre ateliers, plateformes et boutiques. En 2023 et 2024, certaines marques de luxe ont ouvert plus de cent boutiques et corners, notamment dans les régions du monde en croissance.
D’où l’importance d’étendre les outils de gestion pour que production, distribution et boutiques parlent enfin le même langage. C’est par exemple ce que peuvent permettre les plateformes de gestion d’actifs, adoptée à la fois par les maisons de luxe et les grands logisticiens pour accélérer leur chemin vers l’excellence opérationnelle.
La maintenance sort de l’ombre et entre dans le cœur du récit
Parmi les composantes essentielles de cette excellence figurent des domaines comme la maintenance et la performance de l’outil de fabrication.
Ce ne sont pas nécessairement les domaines les plus glamour, mais ce sont ceux qui permettent au glamour d’exister. Boutiques iconiques, ateliers intégrés, machines spécifiques : tout ce qui structure le cadre de création et de vente participe directement à l’expérience et à la promesse de marque.
Ce constat pousse les maisons à aligner la maintenance de leurs points de vente sur les meilleurs standards industriels. C’est par exemple ce qu’a fait une grande marque italienne : désireuse d'éliminer les réparations en urgence et les processus papier, aussi bien dans ses boutiques que dans ses centres de distribution, elle a adopté la plateforme HxGN EAM. Résultats : des référentiels et indicateurs partagés et une capacité à anticiper les interventions de maintenance en minimisant leurs effets.
Un fil rouge traverse toutes ces évolutions : l’ergonomie. Les outils qui s’imposent sont ceux qui savent se faire oublier : applications mobiles simples, interfaces visuelles, usages naturels sur tablette, directement dans l’atelier ou en boutique. C’est particulièrement vrai quand ils sont utilisés au cœur du métier, où la technologie doit soutenir le métier plutôt que de le contraindre.
La guerre contre les processus manuels et fichiers Excel
Faire la guerre aux interfaces du passé marque aussi une prise de conscience : une grande maison de luxe ne peut pas se satisfaire de procédés de gestion qui restent du domaine du bricolage, entre ressaisies multiples, incohérences et dépendance à quelques personnes clés.
Aujourd’hui, les directions industrielles et IT reprennent la main avec des plateformes structurantes. Le PLM organise la définition produit, les variantes, la documentation. Les systèmes de gestion des actifs encadrent les équipements, les interventions et les stocks. Ensemble, ils forment une ossature robuste, capable de sécuriser la donnée sans rigidifier les savoir-faire.
Certains grands acteurs du luxe découvrent même, avec un certain soulagement, qu’elles peuvent économiser tout en gagnant en contrôle.
C’est le cas, par exemple, d’un grand constructeur automobile qui, en passant à HxGN EAM, a pu éliminer des missions de consultants récurrentes autrefois nécessaires pour réconcilier les sources d’information et s’assurer de la traçabilité de machines dont le coût unitaire se chiffre parfois en million d’Euros.
L’occasion de redécouvrir un principe que notait Alain Ducasse : de nos jours, l’étonnement et le luxe sont dans la simplicité - une maxime qui ferait un bon guide pour tout outil technologique.
Article sponsorisé.

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