
Porté par l'outdoor, Burberry confirme sa croissance sur son début d'exercice
Publié le par Journal du Luxe
En pleine restructuration, la Maison britannique a vu ses ventes grimper de +5% entre avril et juin 2026.
Burberry Forward, le pari de la reconquête
Une stratégie qui commence à porter ses fruits. Après de premiers signaux de reprise détectés fin 2025, Burberry amorce son exercice 2027 - calculé de mars à mars - avec un premier trimestre en progression à 455 millions de livres (535 millions d'euros), stimulée par ses ventes dans la zone Amériques (+12%) ainsi qu'en Chine (+9%).
Fin 2024, face à la chute de ses ventes, la griffe avait annoncé vouloir recentrer ses activités autour de sa catégorie historique des vêtements d'extérieur : emmenée par le directeur artistique Daniel Lee et par une série de campagnes célébrant ses iconiques (le motif Burberry Check, le logo Equestrian Knight), elle indique cette saison avoir recruté 19% de nouveaux clients sur son segment des vêtements de pluie avec, de manière générale, une croissance "à deux chiffres" de ses consommateurs issus de la GenZ. Récemment, la marque a également officialisé son lancement dans le vêtement de sport haut de gamme.

"Je suis ravi de nos progrès au premier trimestre et de la dynamique que nous créons avec Burberry Forward", a réagi Joshua Schulman, directeur général de Burberry, à propos de cette stratégie qui mise également sur une re-premiumisation de la marque, notamment en limitant les périodes promotionnelles afin de privilégier les ventes à prix plein. "Pour la première fois en trois ans, nous avons enregistré une croissance dans nos divisions Femme, Homme, Accessoires et Enfant (...) Notre stratégie porte ses fruits. Nous attirons une clientèle de luxe diversifiée, tous canaux de distribution et zones géographiques confondus, ce qui renforce ma confiance dans les perspectives d'avenir."
Confiant envers l'atteinte de ses objectifs financiers pour le premier semestre, Burberry concède néanmoins être attentif au contexte géopolitique et macroéconomique et "à son impact potentiel sur la confiance des consommateurs". Sur ce premier trimestre, la Maison a ainsi vu ses ventes reculer de 3% dans la zone EMEIA, impactée par le conflit au Moyen-Orient et la baisse des dépenses touristiques.
