Tiré par les parfums de luxe, Estée Lauder Companies confirme sa croissance

Publié le par Journal du Luxe

Entre l'envolée des fragrances de prestige et le retour en force de la Chine, le groupe américain réalise un premier trimestre 2027 en croissance de 6 % en organique, avec un bénéfice net multiplié par cinq et des prévisions annuelles relevées.

Des parfums en progression de 20 %

Pour son premier trimestre de l'exercice 2027 clos le 30 septembre, Estée Lauder Companies confirme l'élan du trimestre précédent. Sur cette période, les ventes ont atteint 3,72 milliards de dollars, en hausse de 6 % en organique, pour un bénéfice net à 233 millions de dollars, contre 47 millions un an plus tôt. Un résultat qui pousse le propriétaire de La Mer, Jo Malone London ou encore Tom Ford Beauty à relever ses objectifs pour l'année.

Sur ce trimestre, la parfumerie s'est imposée comme la locomotive du groupe, avec des ventes en hausse de 20 % en organique, à 861 millions de dollars. Les marques de luxe sont en première ligne de cette dynamique : Le Labo, Tom Ford Beauty, Jo Malone London et Kilian Paris - présentée comme la marque de luxe la plus dynamique du portefeuille - affichent toutes une croissance à deux chiffres.

Le soin a progressé de 4 %, porté par La Mer et The Ordinary. Le maquillage a affiché une hausse modeste de 1 %, là où les soins capillaires ont fait preuve de stabilité.

La Chine et l'Asie-Pacifique revitalisées

Sur le plan géographique, l'Asie-Pacifique a progressé de 10 % en organique, soutenue par le retour des commandes en travel retail dans les aéroports de Pékin et de Shanghai et par Hainan. La Chine continentale a gagné 9 %, à 614 millions de dollars. Les Amériques et la zone EUKEM (Europe, Moyen-Orient, Afrique) ont chacune vu leurs ventes grimper de 4 %.

Beauty Reimagined, une stratégie payante

Fort de ce début d'exercice, le groupe anticipe désormais une croissance organique de 4 % à 5,5 % sur l'année, contre 3 % à 5 % précédemment, tout en se déclarant prudent face aux tensions géopolitiques et aux droits de douane.

Pour Stéphane de La Faverie, directeur général, ces résultats illustrent l'impact "de plus en plus visible" de Beauty Reimagined, la stratégie opérationnelle du groupe axée sur l'extension de la présence de ses marques sur de nouveaux canaux, l'innovation, des investissements publicitaires accrus ou encore l'optimisation de la chaîne d'approvisionnement.

Sur le terrain, celle ci s'est traduit ces derniers mois par l'élargissement de la distribution en ligne, notamment sur TikTok Shop, l'arrivée de Jo Malone London chez Boots et Space NK au Royaume-Uni, la modernisation des sites de M·A·C et Clinique sur Shopify, l'ouverture d'un centre logistique à Hainan, des partenariats technologiques avec Microsoft et Profound, et le rachat de la marque indienne Forest Essentials.

par Journal du Luxe