Prada Group maintient le cap malgré un environnement difficile sur les neuf premiers mois de 2026
Publié le par Pauline Duvieu
Le groupe italien de luxe a réalisé 4,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires sur les neuf premiers mois de 2026. Si Prada et Miu Miu ont maintenu une dynamique positive, les performances ont été contrastées selon les régions.
+4% de croissance en organique
Le chiffre d'affaires de Prada Group a été en légère hausse de 4% en organique (hors Versace) sur les neuf premiers mois de 2026, à 4,5 milliards d'euros. Son troisième trimestre a connu une faible hausse de 1%, qui est malgré tout restée positive dans un environnement "complexe et volatil, exigeant concentration, agilité et rigueur dans l’exécution" selon Patrizio Bertelli, président du conseil d’administration et directeur exécutif du groupe Prada. Les ventes au détail de la firme ont affiché une évolution de 2%, flirtant avec la barre des 4 milliards d'euros, tandis que les revenus wholesale ont augmenté de 17%.
La croissance de Prada, qui a représenté 61% du chiffre d'affaires, a augmenté de 2% sur les neuf premiers mois de l'année (2,4 milliards d'euros) et de 1% au troisième trimestre. Le vaisseau amiral du groupe a profité des performances en Amérique et en Asie-Pacifique, notamment en Chine. Dans un contexte de chaises musicales artistiques sur l'ensemble du secteur du luxe, la marque a démontré une certaine stabilité, portée par Miuccia Prada et Raf Simons. Cette constance financière pourrait se poursuivre sur les prochains mois grâce à Prada Galleria, le tout nouveau flagship de la maison installé à Milan, dans la Galleria Vittorio Emanuele II. Mode, art, archives, gastronomie et hospitalité ont été réunis sur huit étages, racontant chacun à leur façon une part de l'histoire de Prada.
De son côté, sa petite sœur Miu Miu a enregistré une progression de 1%, à 1,1 milliard d'euros. La situation au Moyen-Orient et la base de comparaison avec les neuf premiers mois de 2025 (+41% de ventes) sont venues affaiblir les ventes au troisième trimestre (-3%). Hors impact du Moyen-Orient, les revenus de ces trois mois sont restés globalement stables.
Alors que la finalisation du rachat de Versace s'est achevée en décembre dernier, la marque a contribué aux résultats de la période à hauteur de 441 millions d’euros. Son nouveau lancement créatif a été prévu pour 2027.
Chute au Moyen-Orient, croissance à deux chiffres en Amérique
Sans surprise, les revenus par région ont été fortement disparates. Le Moyen-Orient a fait face à un recul de 23% (136 millions d'euros), mais a montré, d'après le groupe, des signes d'amélioration au troisième trimestre par rapport au précédent, grâce à la consommation locale. Les ventes en Europe ont également été en baisse (-3%, à 1,2 milliard d'euros).
L'Asie-Pacifique, affectée par la Chine pendant plusieurs mois, se relève doucement avec une croissance organique de 5%, soit 1,3 milliard d'euros. Les tendances positives en Corée du Sud, à Hong Kong et à Macao ont permis de compenser la faiblesse de la fréquentation dans les magasins chinois. Tiré par une demande locale stable, le Japon a généré une progression organique de 2%, à 424 millions d'euros.
Enfin, l'Amérique est restée solide, avec une progression organique de 13%, à 851 millions d'euros, portée par une demande intérieure robuste.