Qui est Max Alexander, ce jeune designer de 9 ans qui a présenté sa collection à la Fashion Week de Paris ?
Publié le par Pauline Duvieu
Il est le plus jeune designer à avoir défilé à la Fashion Week de Paris. Âgé de seulement 9 ans, Max Alexander impressionne la sphère de la mode par sa précocité et son talent, qui annoncent déjà une carrière florissante dans le milieu de la couture.
Le plus jeune styliste de la Fashion Week parisienne
Un carton d'invitation pour le Palais Garnier, des rangs de spécialistes de la mode, une collection sophistiquée et élégante : le 3 mars dernier, ce qui aurait pu être un simple défilé traditionnel est entré dans les annales de la Fashion Week parisienne. Robe légère à motifs et froufrous, cape courte en fourrure beige et rouge, jupe en tulle surmontée d’une veste cintrée… Derrière ces looks ne se cache pas un couturier mature, mais un enfant de 9 ans répondant au nom de Max Alexander. Plus jeune créateur à avoir défilé à la Fashion Week de Paris, désormais inscrit au Guinness World Records, le designer né en 2016 à Los Angeles a salué son public sous les applaudissements et les sourires impressionnés de ses invités.
Le très jeune styliste n’en est pourtant pas à son coup d’essai. Ayant fréquenté une école artistique, le petit est très tôt attiré par le travail d’artistes comme Vincent Van Gogh, Yayoi Kusama, Frida Kahlo ou Alexander Calder. Alors que les enfants de son âge s’amusent à tout autre chose, il annonce à ses parents qu’il veut devenir couturier à seulement 4 ans. Sa mère, elle aussi artiste, soutient sa démarche, lui fabrique un mannequin de couture en carton et met à disposition le premier étage de la maison, lui permettant de créer ses robes. Si ses premières pièces sont conçues avec des rubans, du film plastique, des chutes de tissu nouées ensemble et du ruban adhésif, le petit apprend à coudre à 5 ans et réalise sa première collection en moins d’un an.
En 2021, il lance sa propre marque de mode, Couture to the Max, et organise ses défilés dans le jardin familial californien avec ses amis comme mannequins. À 7 ans, il dirige un défilé lors de la Denver Fashion Week, puis à l’Aspen Fashion Week, signant son entrée précoce dans le monde très fermé des semaines de la mode.
5,8 millions d’abonnés sur Instagram
En explorant récemment l’histoire de leur famille, les proches de Max ont fait une découverte étonnante : son arrière-grand-père, Jack, travaillait comme modéliste à Montréal et avait dirigé plus de quarante boutiques de vêtements. Certains y voient une forme d’héritage et imaginent que le jeune créateur pourrait être la réincarnation de cet ancêtre passionné de mode. Mais Max, lui, préfère suivre son intuition : selon lui, il aurait plutôt été Guccio Gucci dans une vie antérieure.
Avec des dizaines de pièces à son actif, le couturier se fait rapidement repérer et commence à vendre ses créations à l’international sur son e-shop avec des lignes pour femmes, hommes, unisexe et enfants. Il reçoit alors des commandes de célébrités, comme Sharon Stone, conquises par l’histoire et le style coloré, féminin et fantaisiste de ce jeune prodige.
Géré par sa mère, son compte Instagram participe activement à sa notoriété et accroît sa visibilité. Avec près de 800 publications, Max Alexander réunit une communauté de 5,8 millions de personnes sur Instagram. Sur TikTok, ce sont pas moins de 3,2 millions de followers qui le suivent, cumulant un total de 77 millions de likes. Sur les deux réseaux, on le retrouve dans son atelier en pleine création, en train de sélectionner des tissus, ou lors de ses aventures à la Fashion Week. Simples et efficaces, les vidéos sont dénuées de folklore et mettent en avant un esprit authentique valorisant le préadolescent avec justesse.
Cette démarche sincère permet de nouer un lien affectif particulier avec ses admirateurs et parle à une nouvelle génération en quête de contenus naturels et spontanés. Son nom est aujourd’hui synonyme de courage, de passion et de fierté, plaçant Max Alexander comme une future grande icône de la couture qui a d'ores et déjà chamboulé les codes de l’industrie.