
Madlen : la madeleine qui passe du souvenir d’enfance à l’objet désirable
Publié le par Anaïs Clavell
Nouvelle venue sur la scène food parisienne, Madlen revisite la madeleine. Installée rue Cadet à Paris, la jeune maison mise sur l’esthétique, la fidélisation et un développement multi-canal pour imposer sa vision contemporaine d’un grand classique de la pâtisserie française.
La madeleine revisitée
Après plus de dix ans dans la finance au sein du groupe LVMH, notamment chez Dior Couture, Caroline Puydoyeux choisit de tourner la page pour se lancer dans la pâtisserie haut de gamme. "Chez Dior, j’ai eu une expérience de petite entreprise dans l’entreprise, qui m’a donné le goût de l’entrepreneuriat", nous confie-t-elle. En septembre 2024, elle quitte LVMH, rejoint un incubateur et se forme pendant deux mois en pâtisserie pour se familiariser avec les outils du métier. Quelques mois plus tard, l’entrepreneuse trouve une boutique dans le 9e arrondissement de Paris et confie l’architecture à Studio Louis Morgan.
Le choix du produit s’impose presque comme une évidence. "En dehors de celles du Ritz, je trouvais les madeleines rarement jolies. Je voulais faire quelque chose de beau et bon ", explique la fondatrice. La découverte de la boutique guide aussi le concept : s’intégrer à l’écosystème local avec un produit accessible, pensé pour faire revenir le client. Madlen ouvre ainsi son premier point de vente au 6 rue Cadet, conçu comme un coffee shop de quartier.

Dès son lancement, Madlen déploie plusieurs canaux : la boutique pour l’image, le B2B via les hôtels et restaurants, ainsi que des pop-up éphémères. La marque sera notamment présente à la Grande Épicerie de Paris du 7 au 28 janvier prochain.
La gamme se compose aujourd’hui de six références : nature, citron & pistache, framboise, dulce de leche, chocolat noir et chocolat blanc, avec une star : la madeleine en coque de chocolat. Les prix débutent à 1,70 euros l’unité. "L’objectif est de fidéliser la clientèle plutôt que de communiquer sur un produit ultra premium", souligne Caroline Puydoyeux, qui prévoit une montée en gamme progressive via de nouvelles collections.

Accompagnée du chef Antoine Cantal, formateur chez Ferrandi, Madlen travaille désormais sur les enjeux de production à grande échelle et de conservation. Soutenue par la mairie de Paris, la marque affiche déjà ses ambitions : la Suisse, Londres et, à plus long terme, New York.
